Comme l’an dernier, et suite à de nombreuses demandes de la part de la FSU, depuis le CSA-A de novembre et à chaque fois qu’il nous a été possible de réclamer cette rencontre, les organisations syndicales étaient invitées ce mardi 24 mars au rectorat de Nantes pour faire le point sur la rentrée 2025-2026 des agentes non-titulaires (Enseignantes, CPE, Psy-En, GRETA) et pouvoir se projeter sur celle à venir (2026-2027) dans un format groupe de travail (GT).
Trois organisations syndicales étaient présentes : la FSU avec 4 représentantes, la CGT avec 2 représentants, et FO avec 1 représentante. Il est triste de constater que seules les deux premières organisations avaient préparé ce GT avec plus d’une trentaine de questions/situations pour la FSU et une déclaration liminaire pour la CGT. Pour une fois, FO était en présentiel, ce qui ne les a pas empêchés de briller par leur impréparation et leur manque de connaissances pour défendre et porter les revendications des collègues.
Pour nous accueillir, trois membres de l’administration en charge plus ou moins directe des non-titulaires.
Et si nous savons être critiques lorsque l’administration n’est pas dans un dialogue constructif avec nous, il faut aussi savoir reconnaître lorsque c’est l’inverse. Et il faut avouer que cette matinée a été l’occasion de parler, de discuter et de poser toutes nos questions. S’il n’a pas toujours été possible pour l’administration de répondre et si les réponses n’allaient pas toujours dans notre sens, être écouté.es et avoir des échéances pour les réponses atteste du fait que le renouveau a parfois du bon ...
Comme l’année passée, le rectorat avait préparé une présentation, dans laquelle de nombreuses informations ont été communiquées. Celle-ci sera envoyée aux organisations présentes et il y a fort à parier qu’elle nous obligera à poser de nouvelles questions. Ce fut également le cas, et pour la première fois, pour nos camarades en GRETA.
Première information : les affectations.
Vous le savez, cette année, deux concours se cumulent pour devenir titulaires : Bac+3 et Bac+5. Si cela a permis à certaines d’entre vous de vous présenter aux concours externes, cela aura aussi pour conséquence de retarder les affectations en Juillet.
En effet, les affectations ne pourront commencer qu’à partir du 15 juillet (jusqu’au 24.07 date de fermeture du rectorat pour les vacances d’été).
Pourquoi nous direz-vous ? Car les dernierères stagiaires (dans les plus grosses disciplines) seront affectées au plus tard le 13 juillet. C’est donc à partir de cette date que l’on connaîtra définitivement le nombre de postes disponible pour les TZR et Non-titulaires.
ATTENTION : certaines modifications seront encore possibles suite aux recours des stagiaires.
Il faudra donc être patient.es et potentiellement partir en vacances sans savoir où nous enseignerons l’année prochaine.
Toujours au sujet des affectations, la DIPE 5, en charge de ce dossier, rebasculera en gestion disciplinaire pour l’occasion, comme ce fut le cas l’an dernier. Nous avons demandé qu’une liste des disciplines par gestionnaire soit communiquée au vu du turn-over que le service connaît depuis 2 ans.
Deuxième information : la rémunération et CDI.
Nous l’écrivions ici, alors que nous lancions une grande campagne juridique pour contraindre le rectorat à revaloriser les collègues comme le prévoient le cadre de gestion et les décrets, celui-ci a rapidement obtempéré. Ce sont donc près de 1 000 collègues qui ont eu un avenant pour un changement au 1er janvier 2025 de leur indice de rémunération.
Nous avons très bien compris que le rectorat mettait en place un système de campagne pour uniformiser les changements d’indice et les réaliser en masse plutôt qu’au fil de l’eau.
Si, sur le papier, cette solution (qui résulte d’un manque de personnel et ce, malgré l’embauche d’une nouvelle gestionnaire) peut paraître entendable, dans les faits, les conséquences sont graves.
Plusieurs centaines de collègues auraient dû changer d’indice à une date ultérieure au 1er janvier 2025. Parfois de quelques jours, semaines, mais parfois de plusieurs mois voire plus d’un an.
Quelle conséquence nous direz-vous ? Une personne qui aurait dû changer au 1er septembre 2024 perd 4 mois en 2024, mais là où elle aurait dû changer au 1er septembre 2027, elle ne changera qu’au 1er janvier 2028, elle perd donc 4 mois tous les 3 ans !
Le rectorat, suite à notre mécontentement, concède qu’une révision, au cas par cas, peut-être effectuée.
Nous invitons donc toutes les collègues qui ont signé un avenant pour un changement de rémunération et qui auraient dû changer avant le 1er janvier 2025 à nous solliciter pour que nous puissions les accompagner dans leur démarche de réclamation auprès des services concernés.
Ce système de campagne est également acté pour le passage en CDI.
2 campagnes, 1 par semestre (année civile), la première vers mars, la seconde vers novembre, avec, là aussi, une rétro-activité à la date anniversaire.
Troisième information : les vœux.
Le rectorat a pleinement conscience que Lilmac connaît des soucis et ce, depuis le début de la campagne. Le service informatique en charge du serveur est particulièrement sollicité et répond à chaque demande. Nous rappelons qu’en cas d’impossibilité de faire ses vœux numériques, il faut demander une fiche de vœux papier.
Pour ce qui est de la carte des zones dont il est question sur Lilmac, le rectorat nous prépare une mise à jour de celle de 2024 ; en attendant, vous pouvez vous référer à cette dernière.
Pour ce qui est du barème, le rectorat est toujours dans l’incapacité de faire un outil numérique, ce qui contraint les plus de 2000 non-titulaires de l’académie à ne pas connaître leur nombre de points ; ce qui contraint également les 8 gestionnaires à faire manuellement le travail !
Nous rappelons que le SNES-FSU a fait le travail avec un barème que vous pouvez retrouver, compléter, nous envoyer et envoyer au rectorat lors de la validation de vos vœux en avril !
Quatrième information : l’évaluation.
Comme nous l’avons écrit dans notre article dédié, le rectorat souhaite faire perdre des droits aux collègues en CDD. Pour rappel, lorsque vous avez communication, via le mail pro et SERVIR, que vous avez reçu un avis défavorable, qu’il soit émis par le corps d’inspection et/ou la direction, alors vous avez 15 jours pour faire un recours hiérarchique aussi appelé recours gracieux auprès de Mme la Rectrice. Puis cette dernière a 15 jours pour vous répondre. Sans réponse de sa part ou réponse défavorable, vous avez alors 1 mois pour saisir la CCP. C’est là que le rectorat souhaite faire perdre des droits à nos camarades puisque, pour ces derniers, seules nos collègues en CDI auraient cette possibilité.
Mais, si vous lisez le décret 86-83 du 17 janvier 1986, article 1.4-III il n’est jamais écrit, ni ici ni ailleurs, que ce droit est réservé aux collègues bénéficiant d’un contrat à durée indéterminée.
Nous rappelons ici qu’une circulaire académique, par la hiérarchie des textes, ne peut pas restreindre les droits des collègues !
Nous avons donc réitéré notre lecture de la situation auprès de nos interlocuteurtrices pour qu’un erratum de la circulaire soit rapidement édité et communiqué à toute la profession.
Nous réitérons également, à toutes les collègues en CDD qui se verraient attribuer un avis défavorable, le conseil de nous solliciter le plus rapidement possible, de ne rien écrire, ni sur SERVIR, ni par mail afin que nous puissions, à vos côtés, vous défendre et vous permettre de saisir la CCP comme le droit vous le permet.
Cinquième information : fin d’année et POE.
Nous avons également sollicité le rectorat pour savoir si, comme il y a deux ans, des prolongations de contrat seraient proposées à toutes les collègues qui ont un CDD jusqu’au 3 juillet.
A ce jour, la réponse est « non » même si le rectorat se réserve le droit de faire évoluer sa position en fonction des départements et disciplines, pour la même raison que dans notre premier point d’information : quel sera le besoin de non-titulaires pour l’an prochain, en fonction du nombre de stagiaires ?
Concernant le recrutement en partenariat avec France Travail, ce dernier est mis en pause et n’aura probablement pas de promotion 2026. Deux explications à cette décision : les soucis de cette année (trop de recrutements par rapport aux besoins effectifs, des annulations de contrat pendant la période d’essai, des affectations en dehors du département ...) et l’interrogation sur les besoins liés au double concours.
Sixième Point : le cadre de gestion.
Comme depuis plus de 5 ans maintenant et à chaque occasion qui se présente à nous, la FSU réclame des GT sur le cadre de gestion. Nous devons remettre à plat les règles qui concernent la rémunération (grille indiciaire), le recrutement, les contrats, l’évaluation, la formation … Malheureusement, sans la présence de Madame la DRH ou de représentantes plus décisionnaires sur cette question, notre demande a été, encore une fois, entendue mais reste lettre morte.
Il nous apparaît donc nécessaire de nous interroger sur la manière de faire avancer la réflexion du rectorat afin que nous soyons entendu.es sur ce sujet. Nous reviendrons vers vous avec des pistes.
