26 février 2026

SPÉCIFICITÉS CATÉGORIELLES

Stage syndical PsyEN du 13 janvier à la bourse du travail à Angers.

Stage syndical PsyEN du 13 janvier à la bourse du travail à Angers.

Le stage PsyEN de l’académie de Nantes du 13 janvier 2026 a réuni 20 collègues venus des 5 départements de l’académie. Les débats ont porté sur les conditions d’accueil en CIO et en établissements scolaires, les évolutions de notre métier et des modalités d’exercice professionnel.

Une lettre de cadrage sur l’organisation des CIO parue à l’automne 2025 a requestionné le calcul des heures annualisées en rapport aux 27 h statutaires de travail hebdomadaire. Un constat de disparité dans l’application, des décisions locales souvent moins favorables pour les personnels (prise en compte des déplacements, modalités de récupération, prise en compte des particularités : bassins de formation, taille des CIO, etc.)

Plusieurs points de friction sont ressortis :
 Le calcul des temps de déplacement et le problème du non-remboursement
 L’augmentation de la part de temps consacrés aux forums et salons avec une participation des PsyEN pas nécessairement pertinente, par ex si la visée est uniquement l’insertion professionnelle.
 La fermeture des CIO une semaine aux vacances d’avril où les jeunes et les familles viennent se renseigner en amont des choix définitifs d’orientation et de l’affectation. Et a contrario, pourquoi ouvrir la 3e semaine de juillet alors qu’aucune réponse ne peut être apportée car l’ensemble des services de l’EN sont fermés ?
 Les conditions matérielles sont de plus en plus dégradées : manque de bureaux pour assurer la confidentialité de l’accueil en entretien, propositions de relogement inadaptés (par ex, sans considérer les commodités d’accès pour le public)
 Une charge de travail qui augmente dans beaucoup de CIO (créations d’établissements et un personnel constant), maladresses managériales (rigidités, exigences, qui ne prennent pas en considération la réalité de terrain…)
 Une explosion des thématiques : PPO, Santé Mentale, inclusion scolaire, décrochage… entrainant de nouvelles exigences pour les PsyEN
 Une multiplication des interlocuteurs : référents-missionnés, des coopérations souvent difficiles à construire qui compliquent notre travail et l’accompagnement des élèves et des familles
 Des secteurs d’intervention trop chargés : souvent plus de 1500 élèves/PsyEN répartis sur 3 ou 4 lieux de travail.

Dilemme : Comment bien assurer notre rôle auprès de chaque élève en demande ou en besoin ?

LA FATIGUE PROFESSIONNELLE NOUS GUETTE AINSI QUE LE SENTIMENT D’UN TRAVAIL JAMAIS ACHEVÉ ET UNE MAUVAISE HABITUDE DE DÉPASSEMENT D’HORAIRE !

Le 18/02/26, le journal Le Monde publiait « Le travail empêché se répand dans la fonction publique » article de Anne Rodier qui constate : « Les agents du public sous la pression des restrictions budgétaires témoignent de la difficulté grandissante de bien exercer leur métier » … « (ils) parlent de perte de sens. Tout ce qu’on arrive tout ce que l’on n’arrive pas à faire et qui fait qu’on ne se reconnaît pas dans son travail c’est ce qui définit la qualité empêchée. » (cf : Yves Clot, le travail à cœur. Ed. La découverte 2010)

Une formation syndicale « métier, Psychologues de l’éducation » est programmée le 24 mars 2026 à Nantes
Le Colloque national des psychologues de la fonction publique se tiendra à Paris les 25 et 26 juin 2026