Avancement accéléré aux 7ème et 9ème échelons - CAPA du 13 février 2018

Le raccourcissement de la durée de carrière des deux premiers grades, obtenu dans les grilles résultant du PPCR en vigueur depuis le 1er septembre 2017, se traduit d’abord, dans la classe normale, par un passage des échelons mécanique et plus rapide en moyenne que précédemment. Cela nous rapproche d'une déconnexion entre niveau de rémunération et évaluation que nous continuons à revendiquer pour toute la carrière, même si les modifications statutaires ont maintenu les deux moments qui ont occupé la CAPA du 13 février 2018 : la possibilité d’un avancement accéléré d’un an entre le 6ème et le 7ème échelons, puis entre le 8ème et le 9ème, pour 30 % de ceux et celles atteignant respectivement, dans l’année scolaire, les 2 ans et 2 ans et demi requis.

Nous avons obtenu à cette première occasion qu’au niveau local on tienne compte de nos propositions d’ajustement, en fonction de la réalité de la notation par échelon dans l’académie, du seul recours à la grille cible nationale dite Laforêt, pour assurer une meilleure harmonisation des notations pédagogiques utilisées (voir notre article sur le groupe de travail du 20 octobre dernier), afin que l’absence de dispositions transitoires dans les modifications statutaires applicables n’aggrave pas, pour cette dernière utilisation, les discriminations liées aux dernières dates d’inspection parfois très lointaines de certain.e.s de nos collègues.

On observe toujours des disparités importantes de taux de promotion entre disciplines et entre collèges et lycées qui montrent bien l’inéquité de la feue notation pédagogique (voir statistiques jointes et barres de l’avancement accéléré aux 7ème et 9ème échelons). On peut espérer que c’est la dernière fois et que le nouveau mode d’évaluation permettra de gommer ces disparités.

Cependant, et comme indiqué dans notre déclaration préalable, nous devrons rester vigilants pour que les travers que nous voyons poindre, ici ou là, dans la passation des premiers rendez-vous de carrière, n’aboutissent pas, tant en la matière qu’en celle de l’accès à la hors classe, à la substitution, tout aussi discriminatoire, d’un nouveau système méritocratique à l’ancienne hiérarchisation artificielle des collègues. Les modalités d’établissement de l’appréciation professionnelle, incluant celles de sa contestation possible par les intéressé.e.s, semblent mieux objectivées. Mais, elles restent susceptibles de fonder une prime néo-managériale au seul investissement, et sur-investissement, dans des tâches périphériques, dont nombre restent dictées par un pédagogisme institutionnalisé, reconduit et aggravé de réforme en réforme, tendant à toujours moins d’Ecole, et couvrant, au prétexte de l’autonomie, une ségrégation socio-culturelle des publics scolaires s’étendant aujourd’hui jusqu’aux portes du monde universitaire.

Les élu.e.s certifié.e.s du SNES-FSU