Election Professionnelles

fsu signa baspage

La participation, en légère hausse par rapport à 2011, reste très inférieure à celle enregistrée lors du dernier vote à l'urne en 2008. Cette faiblesse de la participation tient avant tout aux modalités de vote et de campagne. Le SNES revendique le retour à un vote exclusif à l'urne sur le lieu de travail, accompagné des seuls aménagements nécessaires au vote par correspondance dans certaines situations, ou pour certaines catégories numériquement faibles de personnels.

La section académique remercie tous les militants qui ont fourni un travail considérable pour faire participer le maximum de collègues à ce scrutin. Nous remercions aussi tous les collègues qui ont voté pour les listes du SNES et de la FSU, faisant ainsi le choix de la défense de l'unité du second degré, de la revalorisation de nos métiers, et de la défense du service public d'éducation.
La FSU conserve une nette majorité au CTA avec plus de 13 points d'avance sur la deuxième organisation et 5 sièges sur 10.
Dans les CAPA des corps du second degré de l'académie, le SNES et les syndicats de la FSU (SNEP, SNESUP, SNUEP) conservent aussi tous leurs sièges.
À la CCP des contractuels d'enseignement, d'éducation et d'orientation, la liste SNES-SNEP-SNUEP perd cependant un siège au profit de la CGT.
Pour la CCP des AED-AESH, la liste SNES-SNEP-SNUEP-SNUIPP progresse et garde ses deux sièges.
Globalement, les listes présentées par le SNES et la FSU ont perdu une centaine de voix et environ 5 points. Ce sont les listes présentées par FO qui ont le plus progressé. Elles prennent la deuxième place au SGEN-CFDT mais restent nettement minoritaires. Nous ne pouvons éviter que le contexte politique entraîne, dans la vision de certains de nos collègues, une association mécanique entre organisation majoritaire et politique gouvernementale. Dans un contexte atone, marqué par les scandales fiscaux et autres, le repli frileux ou la droitisation des esprits se substituent chez certains au nécessaire combat pour nos droits et l'amélioration de nos conditions de travail, indissociable de celle du service public d'éducation. FO et le SNALC ont manifestement surfé sur la vague d'un corporatisme assimilant systématiquement et idéologiquement situation passée à situation meilleure, conservatisme et sauvegarde des intérêts professionnels, « statut de 1950 » à préservation d'acquis. Et ce, en dissimulant que c'est notre action qui a, pour l'essentiel, permis historiquement d'engranger et de maintenir ces acquis, envers et contre les silences statutaires eux-mêmes et les dérives managériales qu'ils ne pouvaient plus contrecarrer, dans leur forme comme dans leur fond.

Plus de détails...