Nouvelle campagne d'accès à la classe exceptionnelle des certifié.e.s pour le 1er septembre 2018

Résumé de la première campagne d'accès à la classe exceptionnelle au 1er septembre 2017

La première CAPA d'accès à la classe exceptionnelle des certifié.e.s (promotions au 1er septembre 2017) s'est tenue mardi 13 février 2018.

Pour le vivier 1, le Rectorat n'a pas modifié sa position suite au groupe de travail du 1er février, notamment en c e qui concernait la prise en c ompte des années en éducation prioritaire. Nous avons continué à dénoncer une interprétation de la réglementation que nous estimions erronée et que le rectorat affirmait être imposée par le ministère. 251 promotions (117 femmes, 134 hommes) ont donc été actées, pour seulement 271 candidatures (121 femmes, 150 hommes) déclarées recevables sur les plus de 860 présentées initialement par les collègues. Parmi eux, très peu remplissaient des conditions  d’âge et d’échelon qui en faisaient, à nos yeux, des candidats  devant être promus avant d’autres...
Cette situation a déjà montré que le ratio 80/20 ne permet pas, sans changement statutaire, de faire de la classe exceptionnel un débouché de carrière pérenne.

Pour le vivier 2, constitué de 1006 personnes (533 femmes, 473 hommes), n'ont pu être promues, en conséquence de ce ratio, que 55 personnes, soit 35 femmes (6,6%), et 20 hommes (4,2%).

Conclusions à l'issue de la première campagne :

- La restriction du viver 1 n'a permis quasiment aucune latitude sur celui-ci. Les trois  quarts des promu.e.s au titre du viver 1, sont à plus de 5 ans de l’âge légal de départ à la retraite.
- Les promotions au titre du second vivier n'ont pas permis de se rapprocher de l’objectif officiel (voir infra) puisque moins de la moitié des proposés sont à moins de 5 ans de l’âge légal.

Voir également notre analyse statistique.

Deuxième campagne d'accès au 1er septembre 2018

La deuxième campagne de promotion (cette année en compte transitoirement deux) pour des promotions effectives au 1er septembre 2018 est désormais ouverte. Elle devrait amener quelques améliorations à cette situation très insatisfaisante, puisque le ministère, en assouplissant les conditions de recevabilité au titre du premier vivier, et en augmentant le nombre de prétendant(e)s possibles, permet déjà que le recteur puisse y procéder à une sélection de promus rétablissant une certaine chance pour des personnels parvenant en fin de carrière.

De ce fait, les recteurs en général, et celui de Nantes en particulier, pourront se rapprocher  un peu plus des objectifs rappelés par le ministère dans sa note de service initiale, et liés à l'alimentation statutaire de ce grade par les vacances laissées par les seuls départs en retraite, après la phase de trois années dite de "montée en charge", où les pourcentages sur l'effectif total du corps sont déterminés transitoirement par la réglementation :

« À l'issue de la montée en charge du grade, les promotions à la classe exceptionnelle seront prononcées en fonction du nombre de départs définitifs (départs à la retraite essentiellement).  Vous [les recteurs] veillerez ainsi, dans l'établissement de vos propositions d'inscription au tableau d'avancement, à préserver des possibilités de promotions à l'issue de cette montée en charge. »

Derrière les précautions oratoires, il faut entendre clairement une nécessité "structurelle" (qui rejoint ce que nous défendons, nous) de promouvoir d'abord les personnels situés non loin de leur départ en retraite. Au cas contraire, ce sera, en effet, la saturation de ce grade avant même la fin de ces premières années, rendant impossible toute promotion dans les suivantes !

Voir notre article général sur les conditions d'accès au titre de la deuxième campagne