Mobilisation de rentrée au Collège Saint-Exupéry de La Montagne (Loire-Atlantique)

En juin dernier les collègues de La Montagne découvrent que la perte de 4 élèves (447 au lieu de 451 pour un collège 400) entraîne la suppression de deux divisions dans les niveaux 4ème et 3ème.

Le problème est soulevé par les élus du SNES-FSU lors d'une séance du comité technique spécial départemental de début juillet présidée par l'Inspecteur d'Académie. Sans succès : la logique des chiffres dans un département prisé s'oppose manifestement à la logique des conditions d'enseignement !

Les personnels demandent une audience à l'Inspection Académique et sont reçus le 9 juillet en délégation par une adjointe à l'IA, avec un représentant du SNES-FSU. Il leur est rappelé la « logique des seuils » et la « part relativement importante des CSP favorisées dans l'établissement ». La demande sera portée à la connaissance de l'IA qui reverra la situation à la rentrée selon ses possibilités, nous assure-t-on. Les collègues en ressortent, déçus.

Le 31 aout, les 30 collègues présents à la pré-rentrée font le constat de la dégradation concrète de leurs conditions d'enseignement : 6 classes à 30 élèves et 2 classes à 29 élèves (les 4 classes de 3ème sont à 30 élèves et pour les 4 classes de 4ème : 2 à 29 élèves et 2 à 30 élèves), travail pédagogique rendu plus difficile du fait des difficultés de déplacement dans les classes, sorties pédagogiques remises en cause du fait qu'elles nécessitent d'utiliser les transports en commun. En AG, ils envisagent dans un premier temps une grève sans préavis à l'unanimité. Finalement, ils déposeront un préavis pour le mardi 8 septembre.

st ex montagne

Parallèlement les parents d'élèves et leurs représentants se mobilisent, conscients des conséquences pour leurs enfants et décident de bloquer les entrées pour empêcher les élèves de 4ème et de 3ème de faire leur rentrée le mercredi 2 septembre. Cette opération dure toute la matinée et aucun élève ne peut alors rejoindre sa future classe. Des élus sont présents soutenant le mouvement : le Maire de la commune, la 1ère adjointe au Maire de la commune voisine (Saint-Jean-de-Boiseau) ; des médias sont présents (presse régionale et France3 qui diffusent un reportage dès leur édition de midi). Les parents prévoient de poursuivre le blocus au moins jusqu'au mardi afin de retrouver les deux divisions perdues.

Le principal annonce ensuite aux personnels et aux parents que l'IA accepte de les recevoir sous réserve de lever le blocus. Ils sont reçus accompagnés par le SNES en fin de journée de jeudi par les deux IA adjoints que compte le département.

La délégation expose ses demandes, passant outre la leçon de morale initiale, rapidement interrompue par un parent d'élève qui déclare avoir passé l'âge. : retrouver les deux divisions, obtenir éventuellement un principal adjoint, d'autant plus que la CPE est néo-titulaire, disposer d'équipements plus adaptés.

L'administration se retranche à nouveau devant la logique des seuils…, et le budget alloué par le parlement. Le principal annonce la visite d'une conseillère départementale.

Devant la fermeté des collègues et des parents, l'administration indique qu'elle ne peut accorder que les moyens d'une division supplémentaire, sous réserves d'acceptation du directeur.

La délégation répond qu'elle apportera sa réponse après consultation de ses mandants.

Une bataille à suivre, donc...